Les graisses saturées sont-elles bonnes pour la santé ? La réponse pourrait être dans vos gènes

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Réponse rapide : Le débat sur les graisses saturées divise véritablement les chercheurs en nutrition — certaines études les associent à un risque plus élevé de maladies cardiaques, d’autres trouvent un effet neutre, voire protecteur, une fois que la consommation de sucre raffiné et de glucides est prise en compte. Ce que les preuves montrent clairement, c’est que vos gènes influencent la façon dont vous spécifiquement réagissez aux graisses saturées, en particulier via une variante bien étudiée du gène APOA2. Cela signifie que la question « les graisses saturées sont-elles bonnes pour vous » n’a pas de réponse universelle — cela dépend en partie de votre biologie.


Considérée comme l’un des nutriments les plus controversés, la graisse a connu des décennies de montagnes russes en matière de santé. Après avoir passé des années sur la liste des « méchants » de la nutrition, la graisse fait son retour dans la science de la nutrition et dans les conversations publiques.

Les aliments d’origine animale et végétale contiennent tous deux des graisses. Les graisses alimentaires se présentent sous deux formes principales — saturées et insaturées — et la plupart des aliments contiennent un mélange des deux en proportions différentes.

Les graisses saturées ont tendance à être solides à température ambiante. Les sources courantes incluent :

  • Noix de coco et huile de coco
  • Beurre
  • Viandes comme le bœuf, le porc, le poulet, l’agneau et la dinde
  • Produits laitiers (lait, fromage, yaourt, crème aigre, glace)
  • Saindoux (graisse animale)

Les graisses insaturées sont généralement liquides à température ambiante. Les sources courantes incluent :

  • Olives et huile d’olive
  • Huiles végétales comme le canola, le pépins de raisin et l’huile d’avocat
  • Avocats
  • Noix et graines
  • Poissons gras, en particulier le saumon, le maquereau et les sardines

Les graisses saturées sont-elles bonnes pour vous ? Ce que la recherche dit réellement

Les molécules de graisses saturées sont « saturées » en hydrogène et ne contiennent que des liaisons simples entre les atomes de carbone — une différence structurelle avec les graisses insaturées qui affecte la façon dont le corps les traite.

Les organisations de santé recommandent depuis longtemps de limiter la consommation de graisses saturées pour réduire le risque de maladies cardiaques. Malgré ces directives vieilles de plusieurs décennies, les taux de maladies cardiovasculaires n’ont pas diminué comme cette recommandation l’aurait prédit, ce qui explique en partie pourquoi la science a été soumise à un nouvel examen.

Les recherches actuelles sont véritablement mitigées. Certaines grandes études associent une consommation plus élevée de graisses saturées à un risque accru de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral. D’autres trouvent une association neutre, voire protectrice, et désignent plutôt un excès de sucre raffiné et de glucides raffinés comme les principaux moteurs du risque cardiovasculaire. Une partie du désaccord vient probablement des types de graisses saturées étudiés — la graisse saturée n’est pas une molécule uniforme. L’acide palmitique (courant dans l’huile de palme et la graisse animale) et l’acide stéarique (courant dans le beurre de cacao et certaines viandes) semblent affecter le cholestérol sanguin différemment dans certaines études, et les graisses saturées d’origine laitière ont montré des associations différentes avec le risque de maladies cardiaques que les graisses saturées provenant de viandes transformées dans plusieurs études de cohorte. Il s’agit d’un domaine de recherche actif et évolutif plutôt que d’une question résolue, et des scientifiques en nutrition raisonnables sont actuellement en désaccord sur l’importance à accorder à ces découvertes.

L’huile de coco est-elle une bonne source de graisses saturées ?

L’huile de coco a été commercialisée comme un superaliment, à qui l’on attribue tout, de la perte de poids à l’amélioration de la santé dentaire. Les recommandations alimentaires conventionnelles considèrent un régime riche en graisses saturées comme un facteur de risque de maladies cardiaques. Dans le même temps, certaines études rapportent un effet favorable de l’huile de coco sur certains marqueurs de santé cardiaque, en particulier le cholestérol HDL (« bon ») — tandis que d’autres études montrent qu’elle augmente également le cholestérol LDL (« mauvais ») plus que de nombreuses huiles insaturées, ce qui complique le récit « protecteur ».

Certaines recherches associent l’huile de coco, combinée à l’exercice, à une perte de graisse modeste. D’autres études l’associent plutôt à une augmentation du cholestérol sanguin et à une prise de poids. Des résultats véritablement contradictoires comme ceux-ci sont courants en science de la nutrition, en partie parce que les populations étudiées diffèrent en âge, niveau d’activité, état de santé initial et — il s’avère — en génétique.

Pourquoi votre génétique est importante en matière de graisses saturées

La variation génétique aide à expliquer une partie de l’incohérence dans la recherche sur les graisses saturées, car tout le monde ne traite pas la même consommation de graisses de la même manière.

L’exemple le mieux étudié est une variante du gène APOA2 appelée rs5082. Il a été démontré chez les personnes ayant le génotype CC à cette position, dans plusieurs études de population — y compris la Boston Puerto Rican Health Study, la Framingham Heart Study et l’étude GOLDN — qu’elles présentaient un risque d’obésité significativement plus élevé spécifiquement lorsque leur apport en graisses saturées était de 22 grammes par jour ou plus. Les personnes porteuses d’au moins un allèle T à cette position ne présentent pas le même schéma ; leur risque d’obésité ne semble pas beaucoup changer avec la consommation de graisses saturées dans les mêmes études. En d’autres termes, il ne s’agit pas de « les graisses saturées sont mauvaises pour tout le monde » — il s’agit de « les graisses saturées interagissent avec une variante génétique spécifique et identifiable chez certaines personnes, et pas chez d’autres. »

D’autres gènes sont également impliqués. Des variantes de ACSL1, qui aide à activer les acides gras pour le métabolisme, ont été associées à des perturbations du traitement des acides gras qui peuvent augmenter le risque de syndrome métabolique dans certaines études. Les gènes impliqués dans le transport et l’élimination du cholestérol peuvent également déterminer comment une certaine consommation de graisses saturées se traduit par des changements des lipides sanguins pour une personne spécifique.

Rien de tout cela ne signifie que la génétique est la seule explication — la qualité de l’alimentation, le niveau d’activité et l’équilibre calorique global sont toujours énormément importants. Mais cela aide à expliquer pourquoi deux personnes peuvent suivre le même régime et obtenir des résultats très différents, et pourquoi un test ADN axé sur les gènes liés à l’alimentation peut ajouter une couche d’information qu’une directive générique « mangez moins de graisses saturées » ne peut pas fournir.

 

7 façons pratiques d’équilibrer les graisses dans votre alimentation

Quel que soit votre profil génétique, quelques habitudes basées sur des preuves s’appliquent largement :

    1. Mangez du poisson 1 à 2 fois par semaine (environ une portion de la taille de votre paume). La friture détruit de nombreuses propriétés bénéfiques des graisses de poisson — la cuisson à la vapeur ou au four les préserve mieux.
    2. Les options d’oméga-3 d’origine végétale incluent 1 cuillère à soupe de graines de chia, ¼ tasse de noix, 2 cuillères à soupe d’huile de lin, ou un supplément d’oméga-3 dérivé d’algues par jour.
    3. Grignotez ¼ tasse de noix ou de graines crues et non salées — une bonne source de graisses insaturées, de fibres et de protéines.
    4. Adaptez la graisse au mode de cuisson. Les graisses saturées comme l’huile de coco, le beurre et le ghee ont des points de fumée plus élevés et supportent mieux les températures élevées que la plupart des huiles insaturées.
    5. Réservez l’huile d’olive pour les usages à basse température — comme assaisonnement ou arrosée sur des aliments cuits — pour préserver ses composés bénéfiques.
    6. Enlevez la graisse visible de la viande et choisissez des coupes plus maigres si la consommation de graisses saturées est une préoccupation pour vous spécifiquement.
    7. Ajoutez un demi-avocat à un repas pour une combinaison de fibres et de graisses insaturées qui favorise la satiété.

 

Points clés à retenir

Les effets des graisses saturées sur la santé restent un véritable débat en science de la nutrition — ce n’est pas une question résolue avec une seule bonne réponse, et des chercheurs crédibles divergent sur ce point. Ce que les preuves soutiennent, c’est que la variation individuelle, y compris la génétique, l’âge, le niveau d’activité et les conditions de santé existantes, façonne la façon dont chaque personne réagit à sa consommation de graisses saturées.

La variante APOA2 rs5082 est l’exemple le plus constamment reproduit : les personnes ayant le génotype CC semblent plus sensibles à une consommation de graisses saturées supérieure à environ 22 grammes par jour que les personnes porteuses d’un allèle T. Il s’agit d’une donnée concrète et exploitable — et non d’une supposition — pour quiconque essaie de savoir si la recommandation « manger moins de graisses saturées » s’applique personnellement à lui.

Si vous êtes curieux de savoir si cela vous concerne, un test ADN diététique qui inclut les gènes du métabolisme des graisses comme APOA2 peut révéler votre génotype spécifique plutôt que de vous laisser deviner sur la base des moyennes de population.


FAQ

Tout le monde réagit-il de la même manière aux graisses saturées ? Non. La recherche sur la variante APOA2 rs5082 montre que les personnes ayant le génotype CC sont plus sensibles à une consommation élevée de graisses saturées que les personnes porteuses d’un allèle T — la même consommation peut comporter un risque différent selon le génotype.

L’huile de coco est-elle saine ? Les preuves sont mitigées. Certaines études montrent des effets favorables sur certains marqueurs du cholestérol ; d’autres montrent qu’elle augmente le cholestérol LDL plus que de nombreuses huiles insaturées. Elle n’est pas clairement « saine » ou « malsaine » de manière générale — la modération et le contexte sont importants.

Qu’est-ce qui est considéré comme une consommation élevée de graisses saturées ? Dans les études à l’origine de la recherche sur APOA2, 22 grammes par jour ou plus étaient utilisés comme seuil pour une consommation « élevée ». Pour vous donner une idée, c’est à peu près la quantité contenue dans 2 cuillères à soupe de beurre ou une grande portion de viande grasse.

Un test ADN peut-il me dire exactement combien de graisses saturées je devrais manger ? Il peut vous dire si vous êtes porteur de variantes, comme APOA2 rs5082, associées à une plus grande sensibilité aux graisses saturées — ce qui est un contexte utile pour une discussion avec un professionnel de la santé ou un diététicien, plutôt qu’une prescription précise à lui seul.


Ce contenu est destiné à des fins éducatives et informatives uniquement. Bien que nous nous efforcions de fournir des informations précises et fondées sur la science, nous ne sommes pas des professionnels de la santé, et cet article ne remplace pas un avis médical personnalisé. Consultez toujours votre professionnel de la santé pour toute question concernant votre santé.

Auteure : Dr. Lois Nahirney a fondé dnaPower suite à un parcours de santé familial personnel. Elle s’engage à rendre la science de la génétique simple et exploitable. Sa mission est de donner à chacun les connaissances nécessaires pour contrôler son bien-être.

 

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